Blog Of Nutrition

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Resvératrol : « la pilule de Jouvence »? 24/06/2010

Filed under: La recherche trouve — Emmanuelle LS @ 7:14
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Le Resvératrol, outre son caractère imprononçable, est une substance actuellement très étudiée : on la trouve dans un certain nombre de plantes, mais les plus grandes quantités sont dans les pépins et la peau du raisin, le vin rouge, les mûres, les cacahuètes et la rhubarbe.

Chez les souris, le Resvératrol empêche la formation de l’athérome qui encrasse nos artères,  la prolifération des cellules cancéreuses, et la dégénérescence des neurones…. Waouhhh !!!

Mais en plus ce Resvératrol active les Sirtuines : double waouhhhh !!! …Au fait, c’est quoi les sirtuines ? Figurez-vous que le fait de peu manger allonge la durée de vie (bah oui !). Ce phénomène est dû à la production des sirtuines qui est augmentée quand on mange peu !

Donc le Resvératrol aurait le même effet que la restriction calorique modérée et allongerait la durée de vie. Tout ça a bien été étudié… chez le ver et la mouche !

Et là, scoop, cette molécule aurait aussi un effet anti-obésité…Une équipe française vient de publier un article. Ils ont testé le Résvératrol chez des lémuriens (qui sont des primates). Ils ont montré qu’une supplémentation en Resvératrol réduit considérablement leur prise de poids en période hivernale, par une augmentation de la dépense énergétique et un effet coupe-faim.

Et chez l’homme ? pour le moment, les études n’en sont qu’à leurs prémices. Il faut toujours rester très prudent car un certain nombre de substances avaient donné beaucoup d’espoirs dans les essais sur les animaux et se sont soldés par des échecs (inefficacité ou même toxicité) chez l’homo sapiens.

Donc, en attendant (quelques années) que le Resvératrol ait fait ses preuves, et avant de foncer sur le vin rouge et les cacahuètes, contentez-vous du raisin, des mûres et d’une bonne tarte à la rhubarbe …

Référence: Dal-Pan A, Blanc S, Aujard F, Resveratrol suppresses body mass gain in a seasonal non-human primate model of obesity, BMC Physiology 2010, 10:11

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Le chocolat: ami ou ennemi? 23/06/2010

Filed under: Vivre jusqu'à 120 ans — Emmanuelle LS @ 2:13
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Ah le chocolat ! nous l’adorons (presque) tous… Vous avez peut-être entendu parler de sa richesse en magnésium ou en substances anti-dépressives ? Mais saviez-vous que certains chercheurs pensent qu’il protégerait aussi nos artères ?

Une récente étude réalisée en Allemagne a suivi pendant 8 ans près de 20 000 sujets. Ce travail a montré que ceux qui consomment le plus de chocolat (7,4g/jour) ont  moins d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux que ceux qui en consomment le moins (1,7g/j). Dans cette étude, on voit une baisse de près de 40%!

Pourquoi ? Parce que le chocolat contient des substances, comme les flavanoïdes, qui font baisser la tension artérielle,  et des polyphénols, qui ont des effets anti-oxydants, c’est-à-dire qui empêchent l’encrassement de nos artères par le diabolique athérome.

Je vous vois déjà foncer vers votre placard à la recherche du sacro-saint cacao…je vous arrête là.

En fait, ce n’est pas la première étude qui s’intéresse au problème. D’autres ont déjà montré la même chose, mais d’autres n’ont rien montré du tout !

L’interprétation de ce genre de résultats est toujours sujet à précaution : déjà, on ne sait pas du tout si c’est tous les chocolats ou seulement le noir.

Ensuite, ce sont des études d’observation uniquement.  Pour être certain que c’est bien le chocolat qui donne cet effet, il faudrait prendre 10 000 personnes : on divise en 2 groupes, tout le monde mange exactement pareil pendant 5 ou 10 ans, sauf pour le chocolat… et on regarde ce qui se passe : compliqué à réaliser en pratique !

Enfin il faut se souvenir que le chocolat, c’est 50% de sucre et 50% de graisses, donc en manger beaucoup peut favoriser la prise de poids, ce qui n’est pas bon pour nos artères.

En conclusion, un peu de chocolat est peut être bon, mais certainement pas mauvais.

A consommer avec modération et tant qu’à faire, plutôt du bon.

Référence : Buijsse B et al, European Heart Journal, 10 Avril 2010