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L’obésité en chiffres 22/05/2010

Filed under: Les kilos en trop — Emmanuelle LS @ 3:43
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Les 21 et 22 Mai sont organisées les Journées Européennes de l’Obésité.

Au programme, dépistage : on calcule son indice de masse corporel, l’IMC. Il a longtemps été appelé indice de Quetelet, du nom de son inventeur, Adolphe Quetelet (1796-1874) — illustre scientifique belge, astronome, mathématicien et l’un des fondateurs de la statistique moderne.  L’Organisation mondiale de la santé a défini cet indice de masse corporelle comme le standard pour évaluer les risques liés au surpoids chez l’adulte. L’IMC est corrélé avec une hausse de la mortalité toutes causes confondues, mais on constate particulièrement une hausse des décès dus aux maladies cardio-vasculaires, aux cancers, au diabète, aux accidents au fur et à mesure de l’augmentation de l’IMC.

Attention, tout cela a été établi sur des populations ; à l’échelle individuelle, cet indice est surtout utile pour mettre en évidence l’augmentation des facteurs de risques. Il n’a pas vocation à déterminer précisément la valeur de la masse grasse et encore moins de la masse musculaire et osseuse. Autrement dit, si vous vous appelez David Douillet ou Thierry Henri (à qui je passe le bonjour…), l’IMC ne veut rien dire.

A vos calculettes :

IMC = poids (en kg) divisé par taille² (en mètre)

Moins de 18,5 : maigreur

Entre 18,5 et 25 : normal

Entre 25 et 30 : surpoids

Plus de 30 : obésité

Attention ce sont des définitions médicales… Avec un IMC à 19, certains top-modèles sont accusées d’obésité franche par leur agent!

Alors, qu’en est-il de la situation dans notre pays ?

On n’atteint pas encore les chiffres américains, mais les dernières enquêtes montrent une ascension continue des chiffres de l’obésité en France (Enquête Obépi-Roche 2009).

32% des Français sont en surpoids et presque 15% sont obèses

Entre 2006 et 2009, les Français ont pris en moyenne 0,9kg, ce qui est beaucoup à l’échelle d’une population.

La proportion d’obésité a  tendance à augmenter avec l’âge, mais surtout, on devient obèse de plus en plus tôt.

Ceci justifie l’accent mis sur la prévention, en particulier auprès de enfants.

C’est le but de la campagne « Manger-bouger » :  5 fruits et légumes par jour, faites de l’activité physique, évitez les aliments gras, salés, sucrés… C’est tout un programme de prévention aui a été mis en place depuis 2004 en France, appelé PNNS pour Programme National Nutrition Santé. Je vous conseille leur site internet où vous trouverez des guides qui regorgent de conseils simples et faciles à suivre http://www.mangerbouger.fr/.

Et ça paye : la France est le seul pays développé où la courbe de l’obésité s’est inversée chez les adolescents,  passant de 18% d’ados souffrant d’obésité en 2000 à 16% aujourd’hui.

Alors demain matin, je vais jouer au ballon avec mes enfants, et vous ?

 

2 Responses to “L’obésité en chiffres”

  1. Anthony Says:

    Merci de rappeler que l’IMC n’est pas compatible avec les sportifs (comme moi😉 ): le muscle a une masse volumique plus importante que le gras (tu me l’a rappelé il n’y pas longtemps)

    Exemple: à la visite médicale d’aptitude au sport que j’ai faite en début d’année, le médecin m’a annoncé avec un ton condescendant que je suis en surpoids et que je devrais faire attention à mes articulations en courant par exemple…

    bref, en discutant de ça avec de vrais sportifs bien secs et accessoirement policiers, l’infirmière leur a dit qu’ils étaient « obèse » alors qu’ils doivent avoir moins de 12% de graisse et qu’ils ont un niveau international dans leur sport respectif…

    • Exact, c’est un des grands reproches faits à l’IMC. Il ne peut pas être utilisé chez les sportifs qui ont une masse musculaire importante. Dans ce cas, on utilise d’autres techniques pour mesurer la masse grasse et la masse musculaire, soit par impédancemétrie (on utilise 2 électrodes) soit par absorptiométrie bi-énergétique (c’est une sorte de radio). Ce sont des noms bien compliqués pour des examens assez simples et indolores et qui sont faites chez les sportifs ou en cas d’obésité: on établit ainsi un diagnostic de composition corporelle qui va aider à évaluer s’il faut essayer d’augmenter la masse musculaire, c’est-à-dire faire du sport.
      J’aurai l’occasion d’en reparler.


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