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La cuisine au beurre 18/08/2010

Classé dans : Vivre jusqu'à 120 ans — Emmanuelle LS @ 1:59  
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De retour de vacances, il est temps d’éliminer les excès estivaux et de prendre de bonnes résolutions. Aujourd’hui , on s’attaque à son mauvais cholestérol, (le LDL, comme disent les docteurs) : celui que l’on trouve dans les graisses animales.

Sur le banc des accusés, on retrouve le beurre, la crème, le fromage, la charcuterie et la viande rouge.

Bien sûr, il ne s’agit pas de supprimer toute cette liste de son alimentation, mais peut-être arriverez-vous à faire un petit effort, à commencer par le fameux beurre.

Déjà, j’entends les sifflements d’ici : loin de moi l’idée de mettre le beurre à la poubelle, mais en limiter les quantités est déjà un élément important.

Le matin, 10 grammes : c’est l’équivalent des petites plaquettes individuelles que l’on vous sert dans les hôtels.

Aux repas, on évite le beurre systématique sur la table, le petit morceau sur l’entrecôte, celui que l’on met sur les radis, les sandwichs saucisson-beurre, le pain beurré avec le fromage.

Bien sûr, on grille la viande et le poisson.

Pour faire revenir des légumes, on utilise de l’huile végétale avec de bonnes graisses, olive ou colza.

Dans la pâtisserie, remplacez au moins la moitié du beurre par de la margarine.

Vient alors la grande question : quelle margarine ?

Les margarines végétales classiques sont aussi grasses que le beurre mais ont néanmoins un effet neutre sur le cholestérol.

Les margarines allégées sont moins grasses que le beurre, mais le problème gustatif devient parfois un inconvénient majeur à leur utilisation. D’autant plus que leur caractère allégé a tendance à nous rendre moins vigilant sur la quantité utilisée.

Quant aux margarines enrichies en « phytostérol », PROACTIVE®, SAINT HUBERT CHOLEGRAM®, leur efficacité a été prouvée pour abaisser le taux de cholestérol, à condition d’en consommer suffisamment. Aucune preuve n’est établie sur la durabilité de son efficacité au-delà de 2 ans de consommation. Elles sont donc à recommander aux sujets ayant une hypercholestérolémie : parlez-en à votre médecin avant d’investir, leur prix restant beaucoup plus élevé que les autres margarines du marché.

Enfin, au risque de m’attirer les foudres des puristes, réservez le beurre salé aux grandes occasions. Beurre pour le cholestérol et sel pour l’hypertension artérielle … on frise le terrorisme artériel ! A consommer avec (beaucoup) de modération !

Référence: Third report of the National Cholesterol Education Program Expert Panel on detection, evaluation, and treatment of high blood cholesterol in adults :executive summary. http://www.nhlbi.nih.gov/guidelines/cholesterol/atp3xsum.pdf

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6 Responses to “La cuisine au beurre”

  1. Geraldine dit :

    Je suis prete a essayer la patisserie moitie beurre, moitie margarine, mais je ne suis pas sure que le gout suive…
    Et puis le beurre demi-sel c’est quand meme bien pratique pour la patisserie, ca m’evite de rajouter le sel de la recette !!!

    • Rien ne peut remplacer le goût du beurre, on est d’accord! mais ceux qui cuisinent des pâtisseries sans produits laitiers ont de très bons résultats (j’en ai moi-même été agréablement surprise!).
      Merci pour l’astuce du beurre salé dans les pâtisseries…

  2. Anthony dit :

    Viande + beurre/fromage: beurk…
    Par contre des gateaux à la margarine (gout beurre) ou à l’huile végétale, il y en a plein et des bons en plus (parvé inside).
    A quand la margarine salée ?

  3. catherine cortot dit :

    ok, plus d’entrecote a la poele dans son bain de beurre mais une entrecote au BBQ. Mais…la cuisson au barbecue accroît les risques cancérigènes et génotoxiques, d’après certains?
    cholestérol, cancer, mon coeur balance.

    • Pourquoi ne pas utiliser un peu d’huile ou de la margarine? ou encore, tu peux faire moitié beurre-moitié huile.
      Il s’agit aussi d’un problème de température de cuisson: plus elle est élevée (ce qui est surtout le cas avec la cuisson au barbecue), plus se forment les substances cancérigènes. Un des grands principes dans la prévention est en fait la diversité: des aliments utilisés, des modes de cuisson, des origines des produits… C’est ainsi que l’on peut probablement réduire le risque d’accumulation de substances néfastes.

  4. Mariele M dit :

    Vive le beurre! Demi-sel de Guerande :o) et Kerrygold Irish butter salted, please. La cuisine beurre + huile c’est tres bon!


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